Changement climatique : l’EMA-Vert sensibilise sur la protection de l’environnement

Par L’ Indicateur du Renouveau 

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’environnement, le 5 juin de chaque année, l’Association Ensemble pour un Mali vert (EMA-Vert) a organisé une conférence-débat sur les berges du fleuve Niger à Magnambougou en Commune VI du District de Bamako sur deux thèmes d’actualité : « La population et l’eau » ; « Le changement climatique », présentés respectivement par Mamadou Diarra et Fousseiny Traoré.

Dans son exposé, Mamadou Diarra a insisté sur la responsabilité de l’homme dans la pollution de l’eau.
« Nos actions ont d’une manière ou d’une autre des conséquences sur l’environnement. Nous déversons nos eaux usées et nos ordures dans les caniveaux, qui les acheminent vers le fleuve, qui sert de réservoir d’eau pour la société, qui nous fournit de l’eau pour nos besoins domestiques. Donc, nous contribuons à polluer l’eau que nous buvons. Ce qui fait que nous avons constamment des problèmes de santé. Les collectivités territoriales ne jouent pas leur rôle dans la protection de l’environnement au niveau local », a-t-il souligné.
Et d’ajouter : « De l’indépendance à nos jours, il n’existe aucun dépôt final d’ordures pour la ville de Bamako. Les ordures que nous déversons reviennent chez nous. La dégradation de l’environnement contribue à la baisse de l’espérance de vie à la naissance dans notre pays. Nous devons impérativement changer de comportement en nous impliquant davantage dans la protection de l’environnement ».
Quant à Fousseny Traoré, il dira « l’Etat seul n’a pas la responsabilité de la protection de l’environnement. Nous avons tous le devoir de protéger l’environnement. Tout ce que nous faisons doit prendre en compte la protection de l’environnement. Le problème dans notre pays est la non-application des textes. Nous avons des lois sur la protection de l’environnement, mais elles ne sont pas appliquées ».
Dans la même dynamique, Fousseny Traoré rappelle que le climat a été modifié au fil du temps à cause des actions de l’homme.
« De 1950 à 2000, la température a augmenté de 0,2 à 0,9°C selon les régions. Les conséquences du réchauffement climatique se manifestent sur l’agriculture à travers la baisse de la pluviométrie, qui influe négativement sur la production agricole. A cause du réchauffement climatique, la famine touche beaucoup de régions du monde », a-t-il affirmé.
Une autre conséquence du changement climatique, soulignera-t-il, ce sont les inondations, qui provoquent chaque année des dégâts matériels importants et des pertes en vies humaines.
« Nous devons prendre conscience qu’à chaque fois que nous utilisons du charbon de bois, nous contribuons au réchauffement climatique, qui menace la vie humaine sur notre planète », a déclaré Fousseny Traoré.
A. Diamouténé

 

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