COMMUNE III : La maire Mme Djiré décriée par la jeunesse

Par L’ Indicateur du Renouveau

L’Association Emancipation de la jeunesse du Mali (EJM) a organisé le mercredi 16 décembre 2020 une conférence de presse pour édifier les populations sur les pratiques de mauvaise gouvernance en cours dans la Commune III du district de Bamako et interpeller les plus hautes autorités de la Transition.
La conférence de presse était animée par le président de l’Association Emancipation de la jeunesse du Mali (EJM), Ibrahim Sarré, en présence du coordonnateur des comités de développement des quartiers de la Commune III du district de Bamako, Alou Badra Koné.
Selon le coordonnateur des comités de développement des quartiers de la Commune III, Alou Badra Koné, depuis l’arrivée de la nouvelle équipe communale, dirigée par Mme Djiré Mariam Diallo, il a été question de faire l’audit du foncier. « A cet effet, tous les travaux ont été arrêtés. Le conseil communal a délibéré pour autoriser les transferts des titres de propriété. Mais Mme le maire refuse toujours de signer les documents de transfert », a-t-il déclaré.
A en croire Alou Badra Koné, en dépit de l’arrêt des travaux d’aménagement et de construction en Commune III, certaines personnes sont autorisées à continuer leurs travaux.
« A notre grande surprise, il y a la quincaillerie appelée Bon Prix qui est en train de s’accaparer des titres de propriété. Il y a même une session du conseil communal, qui s’est tenue pour donner des titres de propriété à cette quincaillerie, qui construit des magasins à tour de bras à Sirakoro-Dounfing. Nous nous demandons si le propriétaire de la quincaillerie Bon Prix est un super citoyen en Commune III », s’est-il interrogé.
Le Pôle économique saisi
« La Coopération japonaise a financé la construction de 300 lavoir-puisards pour un montant de 75 millions 750 000 F CFA en Commune III. Mais la maire n’a réalisé que 56 sur les 300 lavoir-puisards. Nous avons saisi le Pôle économique. A la suite des investigations du Pôle économique et financier de Bamako, Mme le maire a reconnu qu’il y a eu détournement d’argent. Mais en violation des textes, ils ont procédé à une médiation. Or, pour les atteintes aux biens publics, il n’y a pas de médiation, c’est purement pénal », affirmera Alou Badra Koné.
Toujours de l’avis du coordonnateur des comités de développement des quartiers de la Commune III, « pour la réalisation d’une salle polyvalente d’un coût de 140 millions dans la cour de la mairie, c’est un élu communal du nom de Cheickna Niono qui a eu le marché parce qu’il a une entreprise de construction. Nous disons, à ce niveau, qu’il y a conflit d’intérêt. Les populations payent leurs taxes de développement local (TDL), mais nous ne voyons aucun acte de développement posé au niveau de la Commune III ».
Les organisateurs de la conférence de presse ont interpelé les autorités de la Transition pour mettre fin à « l’impunité au niveau de la Commune III du district de Bamako ».

Abdrahamane Diamouténé

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