CRISE SOCIOPOLITIQUE : Le CSDM demande la dissolution de l’Assemblée nationale

Par L’ Indicateur du Renouveau

L’information a été donnée par le président du Conseil supérieur de la diaspora malienne (CSDM), Mohamed Chérif Haïdara, au cours d’une conférence de presse organisée, le jeudi 30 juillet 2020, en présence d’autres responsables du Conseil.

L’objectif de la conférence de presse du CSDM était non seulement de se prononcer sur les conclusions du sommet extraordinaire des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), consacré à la crise malienne, mais aussi d’évaluer la situation qui prévaut au Mali et de faire des propositions de sortie de crise.
Selon le président du CSDM, « la résolution de la crise malienne passe par la dissolution de l’Assemblée nationale. Nous demandons au président de la République d’utiliser ses prérogatives de la Constitution en son article 50 pour dissoudre l’Assemblée nationale et organiser de nouvelles élections législatives. Une fois que cela est fait, le Mouvement du 5-Juin/Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) pourrait revoir, peut-être, sa position ».
Le président du CSDM marque son désaccord avec certaines propositions de la Cédéao par rapport à la résolution de la crise sociopolitique dans notre pays. « Nous nous sommes toujours investis dans la résolution de la crise interne au Mali, nous ne voulons ni un tripatouillage constitutionnel, ni des arrangements institutionnels. Il y a eu des arrangements institutionnels par la Cédéao. Les députés dont l’élection est contestée refusent de démissionner. Donc, pour nous, la meilleure solution est de dissoudre l’Assemblée nationale. Nous ne sommes pas pour le départ du président Ibrahim Boubacar Kéita parce que c’est la première institution du Mali. La solution aux problèmes du Mali n’est pas ailleurs mais elle est entre les mains d’Ibrahim Boubacar Kéita, président démocratiquement élu. Le problème est interne et politique donc la solution ne peut pas être externe. On a une constitution que tout le monde doit respecter. C’est le président seul aujourd’hui qui peut ramener toutes les filles et fils du Mali autour de la table en posant un acte fort. Cet acte fort doit être précédé d’un gouvernement d’union nationale. Et nous, nous ne nous voyons pas participer à un gouvernement qui n’est pas celui d’union nationale », a déclaré Mohamed Chérif Haïdara.
Cette conférence de presse du CSDM intervenait quatre jours après le sommet extraordinaire par visioconférence des chefs d’Etat de la Cédéao du 27 juillet 2020 sur la situation au Mali. A l’issue de leur sommet par visioconférence, les chefs d’Etat de l’institution sous-régionale ont exigé : la démission immédiate des 31 députés dont l’élection est contestée y compris le président du Parlement ; une recomposition rapide de la Cour constitutionnelle, conformément aux dispositions constitutionnelles du Mali ; la mise en place rapide d’un gouvernement d’union nationale avec la participation de l’opposition notamment le M5-RFP et de la société civile ; la mise en place rapide d’une commission d’enquête pour déterminer et situer les responsabilités dans les violences qui ont entraîné des décès et des blessés les 10, 11 et 12 juillet 2020 ainsi que les destructions des biens publics et privés.
Abdrahamane Diamouténé

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