Elections législatives: Des alliances qui fâchent !

Par le Sursaut 

Pour des fins politiques et pour des intérêts personnels certaines alliances inimaginables, contre natures où figurent des partis politiques qui se sont toujours regardés en chiens de faïence, sont constatées dans certaines régions et dans certaines communes de la capitale malienne. Des situations que les électeurs doivent analyser avant d’accomplir leur devoir civique, le jour-j.
Les élections législatives sont annoncées pour le 29 mars 2020. Depuis l’annonce des dates par les autorités publiques, les partis politiques ont commencé des démarches pour la constitution des listes de candidature. Puis, il y’a eu le respect du délai pour le dépôt des listes, suivi de la proclamation et validation des listes par la Cour Constitutionnelle.
Cependant force est de constater que des alliances, jugées contre natures, dans certaines zones électorales ont donné du froid dans le dos de nombreux observateurs.
En effet, cette situation démontre que la politique au Mali est très mal comprise. Mieux ces alliances jettent une grande lumière sur la véritable motivation des hommes politiques au Mali, qui n’est autre que le combat de l’intérêt personnel et non celui du peuple.
Par exemple, à Sikasso qui est la plus grande circonscription électorale, le RPM (Parti au pouvoir) et l’URD (Parti de l’opposition) se retrouvent sur une même liste. La même alliance ‘’contre nature’’ est constatée à Koulikoro également, où le président sortant de l’Assemblée Nationale, Issiaka Sidibé (PRM) et le maire de ladite localité Ely Diarra (URD), se sont débrouillés pour se retrouver sur une même liste. Diantre !
Cette même situation est constatable dans certaines communes du district de Bamako. Parmi lesquelles, figurent la commune VI (l’alliance ASMA-UDD-MPR) et la commune V (l’alliance URD-ADEMA-PASJ-ADP-MALIBA).
Ces cas d’alliances, doivent interpeler les électeurs à réfléchir sur les réelles intentions de ces politiciens qui viennent les amadouer avec de fausses promesses, juste pour avoir leurs voix lors des suffrages.
Sans risque de se tromper, ces alliances sont généralement faites pour gagner les élections. De ce fait, une fois dans les locaux de l’Assemblée Nationale chacun poursuit son chemin et c’est là que les combats pour les intérêts de son parti débutent.
De toute façon, ce sont les pauvres électeurs qui ne comprendront jamais pourquoi ‘’les chats et les chiens’’ d’un même panier vont se contredire autour d’un plat commun. Ce qui est cependant plausible est que ces alliances, n’honorent aucunement la démocratie malienne.
Par Maïmouna Sidibé

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