FAIC : Pour asseoir le financement du cinéma malien

Pour l’exercice 2020, le budget du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC) est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 200 500 000F CFA. Celui-ci lui permettra de réaliser les activités programmées en conformité avec les objectifs assignés au Fonds.
Après l’opérationnalisation du FAIC, un premier conseil d’administration a été tenu, pour dégager les orientations et les missions qui constituent désormais sa feuille de route. Donc, pour évaluer le chemin parcouru, jusqu’ici, les administrateurs siégeant au sein de ladite instance, se sont retrouvés pour la deuxième fois, dans le cadre du même exercice. C’était le mardi 24 décembre dernier, au cabinet du ministère de la culture, sous la présidence du secrétaire général, Andogoly Guindo.
En effet, cette session budgétaire a été aussi mise à profit pour évaluer le bilan de l’exercice écoulé ; examiner les documents relatifs au projet de programme d’action 2020-2024 et ceux de manuel de procédure et de règlement général de sélection de projets. Également, au cours de ladite session, les administrateurs ont apprécié que le Fonds, malgré son jeune âge, présente déjà des traits de maturité, avec de nombreux résultats engrangés, en si peu de temps.
Pour Andogoly Guindo, le FAIC a été créé en vue de faire face à la problématique de financement du cinéma malien. Ce besoin répond à la volonté des plus hautes autorités du pays, dès les premières années de notre indépendance. Celles-ci avaient l’ambition de faire le secteur du cinéma, l’un des piliers de la croissance économique au Mali.
Nonobstant cette volonté, la mobilisation des ressources financières pour le cinéma reste un défi à relever. C’est pourquoi, le FAIC veut se doter des moyens pour apporter une réponse adéquate à cette question de financement. De ce fait, le Fonds doit chercher et mobiliser les ressources financières nécessaires, pour appuyer les projets de cinéma et l’ensemble des actions initiées dans ce cadre.
Toujours, selon le représentant du ministre de la culture, pour mobiliser les ressources nécessaires à cet effet, il est important d’élaborer un programme quinquennal de développement du cinéma, assorti d’un plan opérationnel annuel. Lequel des plans permettra de doter le Fonds d’un montant initial de 6 000 000 000 de francs CFA. De même, ce programme quinquennal passera par l’institutionnalisation d’une redevance cinématographique et audiovisuelle. Laquelle pourrait permettre de mobiliser plus de 2 000 000 000 de nos francs par an pour le financement du cinéma, à long terme. Une telle démarche servira à remplacer la subvention de l’État, à développer et pérenniser les ressources propres du FAIC.
Après l’ouverture officielle des travaux de la présente session, le directeur du FAIC, Bréhima Koné a accordé une interview à la presse. Selon lui, le but recherché par la création du Fonds, est de parvenir à un ancrage solide, d’une industrie cinématographique, compétitive et préservatrice du patrimoine culturel.
Parlant des résultats que le FAIC s’est fixé, Bréhima Koné a laissé entendre, qu’ils visent en premier lieu à soutenir les projets des cinéastes et des professionnels du cinéma. « Ils visent aussi, à créer des infrastructures adaptées pour amener l’émergence d’un écosystème du cinéma, favorable à la productivité et à la production cinématographique de qualité », a-t-il soutenu.
D.M. Dembélé

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