France: le procès de l’affaire «Air Cocaïne» s’ouvre ce lundi (Aujourd’hui) à Aix-en-Provence

Les interrogatoires du pilote Pascal Fauret et de son copilote Bruno Odos (ici, le 15 août 2015 à Saint-Domingue au lendemain de leur condamnation) sont parmi les plus attendus.AFP PHOTO / ERIKA SANTELICES

L’affaire « Air Cocaïne » est jugée à partir de ce lundi 18 février. Onze prévenus sont attendus dans le box des accusés du tribunal d’Aix-en-Provence, dans le sud de la France. Un procès qui devrait durer sept semaines pour ce trafic de drogue entre la République dominicaine, l’Equateur et la France.

Onze prévenus, mais quelle responsabilité ont-ils vraiment ? Quel est leur degré d’implication dans le trafic de drogue ? En sept semaines, la cour d’assises spéciale d’Aix-en-Provence va devoir démêler cette épineuse affaire d’« Air Cocaïne ».

Elle débute en mars 2013 à l’aéroport de Punta Cana en République dominicaine. Un jet privé en partance pour Saint-Tropez est intercepté par les militaires. A son bord 700 kilos de cocaïne d’une valeur marchande de 20 millions d’euros.

Dans l’avion il y a quatre Français : deux pilotes et deux passagers qui nient toute implication dans le trafic. En 2015, ils sont tous condamnés à 20 ans de prison par la justice dominicaine.

Mais les deux pilotes, Bruno Odos et Pascal Fauret restés libres après avoir fait appel, fuient les Caraïbes. Une évasion permise par des anciens amis militaires et orchestrée par le député européen Aymeric Chauprade.

Sur le banc des accusés, on trouve également des hommes au parcours trouble. Comme Ali Bouchareb, trafiquant lyonnais et commanditaire présumé du vol Air Cocaïne.

En quatre ans, l’enquête a connu de nombreux rebondissements. Et l’audience qui débute ce lundi pourrait bien en réserver quelques-uns.

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