Edito

IBK DEVRAIT POURSUIVRE LE DIALOGUE POLITIQUE

 

Depuis la fin de l’élection présidentielle, je plaide pour un dialogue politique réel et une gestion consensuelle du pouvoir. Seul un consensus sociopolitique peut permettre au président IBK d’entreprendre sans heurts les réformes institutionnelles qu’il projette, d’attirer les investisseurs, de satisfaire la demande sociale et, surtout, de résister aux exigences des grandes puissances qui veulent faire du Mali un terrain de chasse permanent.

C’est d’ailleurs cette volonté impérialiste des grandes puissances qui a transformé le Nord, puis le centre du Mali en un océan de feu.

IBK a emprunté (même s’il a pris son temps) le chemin du dialogue en multipliant, depuis le 10 février, les rencontres avec la classe politique et les chefs traditionnels.

Il ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin au motif que les religieux ont envahi la rue. Au contraire, il devrait parier sur le fait que la fin de la crise politique entraînera celle des manifestations des religieux. Car le front religieux et le front politique ne sont pas parfaitement séparés; ils ont un trait d’union: le duo Mahmoud Dicko-Chérif de Nioro. Deux imams à la fibre politique très vivace mais qui se rejoignent par leur attachement à la souveraineté du Mali.

Me Check Oumar Konare

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *