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IMPACT DES VACCINS SUR LA DIARRHEE EN AFRIQUE: Les investigateurs en conclave à Bamako

 

La 4ème réunion des investigateurs de l‘étude sur l’impact des vaccins sur la diarrhée en Afrique (VIDA s’est ouverte hier à Bamako). Elle réunit des experts épidémiologistes et des investigateurs de la région Afrique et d’Amérique.

Les maladies diarrhéiques constituent la deuxième cause de mortalité chez les jeunes enfants dans les pays en développement avec une mortalité annuelle atteignant 500 000 enfants. Autant l’amélioration des infrastructures, des conditions d’hygiène et d’assainissement, et  la disponibilité de l’eau potable  peuvent réduire la transmission des pathogènes entériques, autant les vaccins peuvent également accélérer la diminution de la morbidité et de la mortalité dues aux maladies diarrhéiques. Pour mieux cerner cette dernière approche, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le Centre de développement des vaccins du Mali et d’Amérique organisent la 4è et dernière réunion des investigateurs de l‘étude sur l’impact des vaccins sur la diarrhée en Afrique (VIDA) qui vise la réduction de la morbidité et la mortalité infantile dans les pays tests du programme.  Durant deux jours (les 10 et 11 avril) les experts du Mali, d’Amérique, du Ghana, Gambie, du Kenya, et du Canada examinerons les résultats de l’analyse étiologique de la diarrhée et évalueront les progrès réalisés dans la rédaction d’article multi-site et travailler intensément sur des articles en groupe afin de développer un plan de diffusion des résultats de l’étude.

Pour le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, Pr. Samba Ousmane Sow, l’étude intitulée impact des vaccins sur la diarrhée en Afrique, VIDA, est la suite logique de l’étude  GEMS. « Elle vise à démontrer l’impact de l’introduction du vaccin contre le rotavirus sur l’épidémiologie des maladies diarrhéiques au-delà même des modifications de la morbidité et de la mortalité associées au rotavirus », ajoutera-t-il. Selon lui,  ce sont les recommandations de GEMS (Global Entics Multicenter Study) qui ont permis l’introduction du vaccin contre le rota virus dans les  programmes de vaccination de routine du nourrisson des pays à faible revenu, comme le Mali (2014), la Gambie (2013) et le Kenya (2014). Une étude des cas-témoins de maladies diarrhéiques menée dans 7 pays en développement dont 4 en Afrique subsaharienne (Gambie, Kenya, Mali à travers CVD-Mali et Mozambique) et  3 en Asie du Sud (Bangladesh, Inde, Pakistan), a permis de mesurer l’incidence, l’étiologie et les séquelles cliniques de la diarrhée modérée à sévère (MSD) chez les enfants de moins de 5 ans. « Cette étude qui a inclus  12 600 cas et 12 600 témoins, a permis de mettre en évidence l’impact des diarrhées modérées à sévères (MSD) et leurs associations significatives sur la croissance et les décès dans les pays à faibles ressources comme le nôtre.  Il est à noter que le rotavirus a été, au cours de cette étude, l’agent pathogène le plus identifié chez les tranches d’âge (0 à 11 mois, de 12 à 23 mois et de 24-à 59 mois), mais a été aussi sans équivoque la cause la plus courante des diarrhées modérées et sévères au cours des deux premières années de vie de l’enfant », a indiqué le Pr. Sow. Il a dit compter sur cette dernière rencontre du programme VIDA pour réduire la morbidité et  la mortalité des enfants de 0 à 59 mois. Et d’assurer les participants de son engagement personnel et celui du Gouvernement pour soutenir les recommandations issues de cette rencontre. Il a remercié les partenaires techniques et financiers notamment PATH, CDC Atlanta, UVA, UTAH, Université d’Emory, OMS, USAID, UNICEF, le CVD Baltimore et la Fondation Bill et Melinda Gates pour leur disponibilité à accompagné les pays membres du VIDA sans oublier les quartiers de Banconi en Commune I et de Djicoroni Para en Commune IV qui ont contribué beaucoup à la mise en œuvre des études au Mali.

Des participants à ce forum dont les Pr. George Arnah (USAC), Karen Kotloff (Universite de Marland Baltimore- UMB), Kathy Neuzyl (UMB) et Ali Mordad (ISA au Ghana) ont tous remercié notre pays pour l’accueil et des résultats tangibles des chercheurs au Mali qui ont contribué largement à améliorer les indicateurs nationaux.

Source: Ousmane Daou

L’Indicateur du Renouveau

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