Actualités Environnement Une

Mme KEITA AIDA M’BO A NYETAA BARO : « L’environnement a besoin d’être protégé pour servir durablement l’artisanat »

Par L’ Indicateur du Renouveau

 

Dans le cadre du Salon international de l’artisanat du Mali (Siama), Mali Folkecenter et l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM) ont organisé le 4e numéro de Nyetaa Baro sur le thème « artisanat et économie verte, défis et opportunités pour un développement durable au Mali ». La cérémonie était présidée par Litny Ibrahim, chef de cabinet du ministère de l’Artisanat et du Tourisme, en présence de Mme Keita Aïda M’Bo, ancien ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable du Mali, de Dr. Ibrahim Togola, président de Mali-Folkecenter, et de Mamadou Abdoulaye Ndiaye, 3e vice-président de la APCMM.

L’objectif de cette causerie-débat, qui a réuni des leaders et membres d’associations évoluant dans le domaine de l’environnement, de l’entreprenariat, des centres d’incubation, des étudiants, était de mieux informer sur l’Assemblée permanente des chambres des métiers du Mali, la place des métiers formels et informels sur l’économie nationale, l’évolution et perspectives de transition pour les métiers vers les métiers verts.
Les « métiers verts » recouvrent toute activité professionnelle qui contribue à protéger l’environnement et à lutter contre le changement climatique parce qu’elle économise de l’énergie et la matière première, encourage les énergies renouvelables, réduit les déchets et la pollution ou protège la biodiversité et les écosystèmes. C’est la clé pour les pays qui décident de prendre l’option d’une économie circulaire. La transition vers de nouveaux modes de consommation et de production durables génère un potentiel de création de nouveaux métiers et de transformation des métiers existant, créatrice d’emplois verts durables.
Cela vaut dans presque tous les secteurs, les chaînes de valeur, de la recherche aux services en passant par la production et la distribution.
Selon Dr. Ibrahim Togola, président de Mali-Folkecenter, les artisans doivent avoir de l’imagination afin d’identifier et de créer des projets qui leur permettront de se développer et de propulser l’économie malienne. « Il est temps de valoriser notre artisanat à travers l’accès à l’énergie qui est fondamental pour le développement de l’artisanat dans notre pays. Il faut donner la possibilité aux chambres de métiers de planter des arbres qui les serviront de matières premières », a-t-il déclaré.
Mme Kéita Aïda M’Bo, ex-ministre de l’Environnement, de l’Artisanat et du Développement durable du Mali, a appelé les artisans à se soucier de l’environnement, car, précisera-t-elle, malgré leur petite taille, les entreprises artisanales constituent un enjeu incontournable pour la protection de l’environnement. « La recherche du profit immédiat pousse les artisans à utiliser tous les produits sans se soucier des conséquences sur l’environnement et sur leur propre santé. La question de l’environnement doit être traitée à court, moyen et long terme. L’environnement a besoin d’être protégé pour servir durablement l’artisanat », a-t-elle ajouté.
Pour le développement durable de l’artisanat malien, Mme Kéita Aïda M’Bo propose, entre autres, d’inciter les entreprises artisanales à utiliser les ressources de façon efficiente pour réduire leurs impacts environnementaux ; aider les artisans à s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs de plus en plus attentifs aux modes de production et aux matières premières ; encourager les artisans à la certification et à l’utilisation d’énergies moins polluantes ; faire une réelle promotion des entreprises artisanales ; répertorier les matières premières utilisées par les artisans ; inciter les entreprises artisanales à avoir des programmes de reboisement.
Abdrahamane Diamouténé

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *