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NYETAA BARO : L ’agrobusiness au cœur des échanges

Par L’ Indicateur du Renouveau

 

 

 

Mali Folkecenter Nyetaa (MFC Nyetaa) a organisé, le vendredi 1er novembre 2019, à la Maison des jeunes de Bamako, le troisième numéro de sa causerie-débat, dénommée Nyetaa Baro sous le thème : « Jeunesse-entrepreneuriat : l’agrobusiness, une réponse durable pour la promotion des emplois verts au Mali ».
Les « emplois verts » recouvrent toute une activité professionnelle qui contribue à protéger l’environnement et à lutter contre le changement climatique parce qu’elle économise de l’énergie et des matières premières, encourage les énergies renouvelables, réduit les déchets et la pollution ou protège la biodiversité et les écosystèmes.
Le développement de nouveaux modes de consommation et de production durables génère un potentiel de création de nouveaux emplois et de transformation des emplois existants en emplois verts durables. Cela vaut dans presque tous les secteurs à travers l’ensemble de la chaine de valeur, de la recherche aux services en passant par la production et la distribution.
Cette nouvelle dynamique de production, de transformation et de consommation va de pair avec l’accompagnement, le transfert de technologie et la formation surtout des jeunes. Il est primordial de converger les intelligences pour créer un pont entre la formation académique et les métiers de demain. C’est dans le but de discuter et de dégager des pistes du potentiel des emplois verts pour poser, innover et concevoir des solutions écologiques que Mali Folkecenter Nyetaa a organisé cet espace d’échange.
Dr. Ibrahim Togola, président de Mali Folkecenter Nyetaa, a souligné le rôle des nouvelles technologies dans l’agriculture d’aujourd’hui. « La technologie a bouleversé les choses sur le plan agricole. Aujourd’hui, avec les nouvelles technologies, on peut pratiquer l’agriculture facilement. On a la terre, le soleil, l’eau et les Maliens veulent manger. Nous devons nous tourner vers l’innovation à travers une synergie d’action pour accéder aux nouvelles technologies. En professionnalisant le secteur agricole, nous aurons une population à 80 % active. Dans l’agriculture, il y a de la place pour tout le monde », a-t-il déclaré.
Selon Dr. Aliou Maïga, professeur d’économie, notre agriculture est confrontée à la concurrence des produits agricoles importés. Il a appelé les autorités et les associations de producteurs agricoles à développer le marché intérieur.
A l’en croire, les subventions accordées aux agriculteurs européens et américains causent beaucoup de pertes chez nos producteurs agricoles. « Pour résoudre ce problème, nous devons miser sur le marché intérieur. Au lieu de chercher à exporter, nous devons approvisionner le marché intérieur qui ne cesse de s’agrandir », ajoutera-t-il.
Modibo Kéita, consultant, a préconisé la transformation de nos produits agricoles à travers l’agro-business, ce qui, dira-t-il, permettra de les rendre plus compétitifs sur le marché et de créer plus d’emplois dans le secteur agricole. Il a aussi affirmé que le modèle de mécanisation de notre agriculture doit être adapté aux besoins de nos agriculteurs.
Dans son intervention, Fanta Tanou de l’Association malienne pour la solidarité et le développement (AMSD) a exhorté les autorités à subventionner les engrais organiques afin de contribuer à la vulgarisation de l’agriculture biologique. « L’agriculture biologique concerne les petites superficies, mais elle peut créer plusieurs types d’emplois », a-t-elle conclu.
Abdrahamane Diamouténé

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