Covid-19 : La contamination en baisse globalement en Afrique

Le gestionnaire des incidents Covid-19 au Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Afrique (AFRO), Dr Thierno Baldé, a animé, le mardi 6 septembre 2022, un point de presse numérique sur la situation de la maladie à Coronavirus dans 47 pays de l’Afrique subsaharienne y compris l’Algérie.

 

Selon Dr Thierno Baldé, depuis quelques mois, l’Afrique connait globalement une tendance baissière par rapport au nombre de nouveaux cas de la COVID-19.
« A la date du 22 août 2022, la région africaine de l’OMS comptait plus de 12,3 millions de cas confirmés, environ 256 000 décès, avec un taux de létalité de 2,1% et un taux de guérison de 91% », a-t-il déclaré.

Aussi, a fait savoir Dr Baldé, le vaccin a été un enjeu important pour l’Afrique car l’essentiel des vaccins commandés était produit à l’extérieur du continent.
« Le taux de vaccination est faible dans beaucoup de pays africains, même si la tendance baissière de la contamination à la COVID-19 est due à l’arrivée du vaccin. Dans des pays comme le Rwanda, le Botswana, les Seychelles, le taux de vaccination a déjà atteint les 70%. Mais, dans d’autres tel que le Mali, le taux de vaccination reste faible. Le Niger est placé en résurgence », a-t-il souligné.

Par ailleurs, soutient-il, en vue d’augmenter le taux de vaccination contre la COVID-19 sur le continent africain, des stratégies ont été développées par l’OMS en soutien aux différents pays, basées sur l’engagement communautaire. « Des campagnes d’intensification de la vaccination sont organisées dans les pays en allant vers les populations surtout pendant des manifestations culturelles. Il y a eu la mobilisation de beaucoup de ressources additionnelles par l’OMS. Nous essayons de comprendre les causes de la résistance des populations à la vaccination afin de trouver des solutions à travers l’engagement de la communauté surtout les acteurs qui ont une influence sur la communauté », dira le gestionnaire des incidents COVID-19 du Bureau Afrique de l’OMS.

Et Dr Baldé d’expliquer : « Il faut l’implication de la communauté y compris la communauté médicale pour répondre aux questionnements du corps médical. L’implication de tous les acteurs est indispensable. Tous les vaccins ont montré un certain niveau d’efficacité. Le vaccin n’évite pas à une personne de contracter le virus. Le vaccin empêche la survenue des formes sévères de la maladie à coronavirus. C’est pour cette raison que nous encourageons toutes les couches de la population à se faire vacciner. La pandémie n’est pas finie ».

Concernant le rôle de la médecine traditionnelle africaine dans la lutte contre la COVID-19, le gestionnaire des incidents COVID-19 du Bureau Afrique a souligné que l’OMS continue de soutenir toutes les initiatives possibles. « Un groupe d’experts travaille là-dessus. Ce n’est pas encore homologué. Le processus prend beaucoup de temps », a-t-il conclu.

A Diamouténé

 

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