EVALUATION DE LA MISE EN ŒUVRE DU PAG : Le PM devant le CNT ce jeudi

Interpellé ce jeudi 21 avril devant les membres du Conseil national de la transition, le Premier ministre aura la lourde tâche de défendre la mise en œuvre de son Plan d’action gouvernemental (Pag) 2021-2022. Sur les quatre axes déclinés, seul l’axe I portant sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national donne satisfaction et les autres sont tombés dans les oubliettes.

Adopté par les membres du Conseil national de la transition (CNT), le 2 août 2021, le Plan d’action du gouvernement (Pag), présenté par le Premier ministre, Choguel Kokalla Kokala Maïga est bâti autour de quatre axes : le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, les réformes politiques et institutionnelles, l’organisation des élections générales, la promotion de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité.

Ce Plan d’action est décliné en neuf (9) objectifs assortis d’un chronogramme détaillé de mise en œuvre, avec un coût estimatif de 2 050 063 000 000 F CFA. Il tenait également compte des délais temporels de la Transition à savoir les 18 mois et est fondé sur trois piliers : le pilier sécuritaire, le pilier politique et le pilier social.

Après huit (8) mois de service, l’heure du bilan a sonné pour le gouvernement. Pour ce faire, le Premier ministre est interpellé, ce jeudi devant les membres du CNT pour faire le bilan des activités gouvernementales. Le PM aura la lourde tâche de décliner les avancées dans les différents axes de son PAG.
Avant ce bilan tant attendu par le locataire de la Primature, les citoyens peuvent déjà se faire une idée de la mise en œuvre de ce fameux Plan d’actions gouvernemental car l’objectif principal est de répondre à l’aspiration profonde de notre peuple à la paix, à la quiétude, au vivre ensemble, à la cohésion sociale.

Concernant, le premier axe portant sur le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, le bilan est satisfaisant. La lutte contre le terrorisme et l’insécurité s’est poursuivie avec détermination. A ce niveau, le gouvernement a mis tous les moyens matériels et humains nécessaires à la disposition des forces de défense et de sécurité, aux fins de leur permettre de s’acquitter de leurs missions régaliennes.

A cet effet, les actions prioritaires ont été concouru pour renforcer les effectifs des forces de défense et de sécurité, de moderniser leurs équipements et infrastructures et d’améliorer le parcours du recrutement, en passant par la formation, l’entraînement et l’aguerrissement. La stratégie DDR (Désarmement, démobilisation et de réinsertion) a été accélérée. Les opérations d’envergures sont menées sur l’ensemble du territoire national.

Cependant, à part ce premier axe, les autres axes sont tombés dans les oubliettes. La promesse du gouvernement de poursuivre la mise en œuvre intelligente, et la relecture de manière consensuelle de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger est restée sans suite. Les réformes politiques et institutionnelles tant prônée par le PM peinent à voir le jour.

L’instauration de la bonne gouvernance et l’adoption d’un pacte de stabilité sociale se font toujours attendre. « Pour réussir le défi, nous nous sommes engagés dans une gouvernance de rupture et d’exemplarité. Une lutte implacable sera engagée pour combattre la corruption et l’impunité, qui sont à la base de la déliquescence de l’Etat », avait promis le PM devant le CNT.

Des audits relatifs à la cession des bâtiments publics, la mise en place d’une commission d’enquête sur l’occupation et les démolitions de la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou, les poursuites judiciaires sur les tueries et exactions des 10, 11 et 12 juillet 2020 à Sikasso, Kayes et Bamako ne sont toujours pas une réalité au Mali.
Le PM aura-t-il des arguments pour convaincre les membres du CNT ? La réponse dans 48 h.

Y D

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *