Gestion des déchets biomédicaux : L’OMS outille 200 agents de santé

Dans le souci de renforcer les compétences de son personnel Touré sur la gestion des déchets de soins et pour l’amélioration de l’environnement de soins, la Direction générale de Centre hospitalier universitaire CHU Gabriel Touré, en partenariat avec l’OMS (Organisation mondiale de la santé) a entamé une formation de 16 jours au profit de 200 agents, répartis sur 4 sessions de 4 jours sur la gestion des déchets biomédicaux.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier, qui a débuté, le mardi 6 septembre 2022, dans leurs locaux, était placée sous le patronage du Directeur général de l’hôpital Gabriel Touré qui avait à ses côtés le représentant de l’OMS ; en présence de plusieurs responsables et agents du CHU Gabriel Touré de Bamako.
Selon le DG CHU Gabriel Touré, Dr Abdoulaye Sanogo, l’hygiène hospitalière est l’ensemble des moyens mis en œuvre pour prévenir la propagation des infections en milieu de soins.
Aussi, a-t-il souligné, environ 85% des déchets liés aux soins de santé sont assimilables aux ordures ménagères et ne sont pas dangereux et les 15% restants sont considérés comme dangereux et peuvent être infectieux, chimiques ou radioactifs.
Par ailleurs, soutient le DG, ces déchets ont pour particularités le fait d’avoir des risques sur la santé et l’environnement.
Le Dr Abdoulaye Sango n’a pas occulté les difficultés auxquelles le CHU Gabriel Touré fait face en matière de gestion des déchets biomédicaux, à savoir : « déficit de matériels de collecte des déchets ; insuffisance de tri des déchets à la source, de formation et de suivi du personnel ; site de stockage des déchets inapproprié ; méconnaissance des risques liés à la mauvaise gestion des déchets ; irrégularité dans l’enlèvement des déchets du site de stockage au site d’élimination ; insuffisance de sacs poubelles, de supports éducatifs sur l’hygiène des mains ; prédominance des mauvais comportements et des pratiques à risques en termes de prévention et de contrôle des infections y compris la gestion des déchets issus des activités de soins ».
Il a profité de l’occasion pour rappeler que le Mali a adopté depuis le 15 décembre 1990 sa déclaration de Politique sectorielle de santé et de population qui a été confirmée par la Loi d’orientation sur la santé n 02-049 du 22 Juillet 2002. Cette dernière précise les grandes orientations sur l’amélioration de la santé des populations, l’extension de la couverture sanitaire et la recherche d’une plus grande viabilité et une meilleure performance du système de santé.
Quant à Sory Ibrahim Bouaré, au nom de l’OMS, il a fait savoir que cet atelier de formation s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités de prévention et de contrôle des infections et à réduire les risques sanitaires liés à la gestion des déchets biomédicaux.
Selon lui, les structures de santé génèrent non seulement des déchets tranchants, piquants, infectieux, anatomiques, chimiques et pharmaceutiques, mais également ceux assimilables aux ordures ménagères.
Aussi, a-t-il précisé : « ces déchets présents un risque physique avec les déchets coupants et tranchants et infectieux avec les micro-organismes pathogènes du fait qu’ils contiennent des agents pathogènes du fait que ces déchets peuvent contenir des agents ou leurs toxines.
Ils présentent également un risque d’intoxication diversités aigues ou à long terme avec des chimiques tels les produits chimiques de différentes natures comme les produits pharmaceutiques périmés et les métaux lourds ».
Par ailleurs, souligne le représentant de l’OMS, ces risques peuvent touchés les patients hospitalisés, le personnel soignant, les accompagnants, les agents chargés de l’élimination des déchets, les récupérateurs informels qui pratiquent à la fouille des ordures, les populations qui utilisent les objets pour la récupération pour des usages domestiques et aussi la pollution de l’air et de l’eau.
Enfin, Sory Ibrahim Bouaré a réitéré le soutien sans faille de son organisation aux activités de préventions et contrôle des infections en particulier à la gestion des déchets biomédicaux qui sera matérialisé, a-t-il promis, par la remise prochaine des dispositions d’équipements et matériels de gestion de déchets médicaux.

Tahirou Mallé

Source: L’ Indicateur du Renouveau

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