Journée mondiale des droits de l’enfant: Des avancées, mais aussi des défis à révéler au Mali

 

Le Mali a célébré, le 20 novembre 2021, au Palais de la Culture de Bamako, la 32ème édition de la Journée internationale de l’enfance qui avait pour thème : « Un système de protection renforcé pour une protection des droits adaptée à chaque enfant ».

L’évènement était présidé par le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Wadidié Founè Coulibaly en présence du président du parlement des enfants, Nouhoum Cherif Haïdara, de la représentante résidente de l’Unicef au Mali, Mme Sylvie Fouet, du président de la Coalition malienne pour les droits de l’enfant(COMADE), Antoine Akplogan et d’autres membres du gouvernement.

Premier à intervenir, le président du parlement des enfants, Nouhoum Cherif Haïdara a vivement remercié le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille pour la réhabilitation et l’équipement de leur siège, qui était l’une de leurs doléances pendant l’édition 2020 de la journée internationale de l’enfance.

Pour sa part, la représentante résidente de l’Unicef au Mali, Mme Sylvie Fouet a annoncé le lancement par son organisation du « projet changement pour les enfants » qui, à ses dires, offrira l’opportunité aux adolescents et aux jeunes de 21 pays (inclus le Mali), de faire entendre leurs voix. « Avec nos partenaires, nous avons initié également l’opération « retour à l’école », l’éducation à distance. Elle réitéré la disponibilité de l’Unicef à accompagner le Mali dans la promotion des droits des enfants.

Selon le président de la Coalition malienne pour les droits de l’enfant(COMADE), Antoine Akplogan, malgré les efforts du gouvernement pour remplir ses obligations directes, des millions d’enfants du Mali ne se sentent pas en sécurité à cause de l’insécurité créée par les groupes armées terroristes dans une grande partie du pays. « Plus de 1500 écoles encore fermées après l’ouverture de l’année scolaire », a-t-il déploré.
« Cette crise politico-sécuritaire a provoqué la démultiplication du nombre d’enfants en situation de vulnérabilité, soit temporaire, soit chronique. Le spectacle de plus en plus pénible, indique-t-il, d’enfants, de familles déplacées, en situation de rue, livrés à la mendicité, livrés au travail précoce dans les sites d’orpaillage ou dans les familles (jeunes filles aide-ménagères), privés de libertés, ou d’enlèvement et d’assassinat à travers le pays met à mal l’esprit de la Convention relative aux droits de l’enfant en ces articles 29 ; 32 ; 36 ; 37 ;38 ; 40 CDE etc », a-t-il souligné.
Et de préciser : « la place d’un enfant est à l’école, pas au travail, pas dans la rue, pas dans le conflit armé, pas dans la prison, pas dans les meetings et manifestations politiques ; pas dans les centres d’hébergement mais dans une famille ».
Antoine Akplogan a saisi l’occasion pour saluer les efforts du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille dans la défense des droits des enfants au Mali tout en exprimant le vœu de l’organisation d’un forum national sur la protection des enfants.

Quant au ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Me Wadidié Founè Coulibaly, elle a rappelé les acquis enregistrés en 2020, dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant, qui sont entre autres l’adoption de 247 enfants; la prise en charge de 2898 enfants vulnérables et de 1220 enfants en mobilité ; la prise en charge de 658 cas de mariage d’enfants et 144 enfants sortis des groupes armés. Ce qu’a fait que les taux brut de scolarisation sont passés de 75% pour les filles au fondamental 1 en 2019-2020, s’est félicitée Mme la ministre.
Malgré ces acquis, précisera-t-elle, des défis liés surtout à l’insécurité restent à relever « En 2020, le nombre d’enfants en situation de déplacement forcé était de 192 940 dont 1 118 enfants non-accompagnés ou séparés ; en 2021, le nombre d’enfants en besoin de protection est de 1 274 966 ; en juillet 2021, le nombre d’écoles fermées était de 1684, affectant plus de 505 200 enfants », a revélé la ministre Wadidié Founè Coulibaly.
Elle a réaffirmé l’engagement de son département à promouvoir davantage les droits des enfants conformément à la volonté des plus hautes autorités de la Transition.

A. Diamouténé

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