Nouvelle crise au sein du CNJ-Mali : L’implication du colonel Assimi Goita sollicitée pour mettre de l’ordre

Le Conseil national de la jeunesse (CNJ-Mali) est en face d’une nouvelle crise en son sein, depuis la fermeture de son siège sur décision de la direction nationale de la Jeunesse, créant ainsi un bicéphalisme au sein de la faitière de la jeunesse malienne. Et pour cause, si le clan du président sortant, Habib Dakouo, opte pour la tenue d’un congrès de renouvellement du bureau national, le camp adverse, soutenu par le ministère, décide de l’organisation d’une conférence, qui est même prévue pour demain samedi 9 septembre 2023.

 

La crise du CNJ-Mali va connaître un nouvel épilogue avec la convocation de la conférence par un clan des membres qui revendiquent la majorité des 10 régions et les 5 Communes du District de Bamako.
Selon Modibo Sangho, leurs délégués ont répondu favorablement à leur ambition, en tenant compte des dispositions des textes qui prévoient l’atteinte du quorum en la matière.
Aussi, a-t-il souligné, cette conférence sera organisée « en toute légalité en suivant les textes qui déterminent les conditions de la tenue d’une conférence ».

Quant au clan adverse, qui suit les idéaux du président sortant, il est toujours dans la logique d’organiser un congrès dans les prochains jours.
Certains responsables dudit camp révèlent qu’ils ont même déjà mis en place les Comités de renouvellement ainsi que ses rapporteurs, dans le cadre de l’organisation d’un congrès, selon les textes de l’association.

Pour cette crise en gestation au sein du CNJ-Mali, le clan du président Dakouo pointe du doigt le nouveau ministre de la Jeunesse pour son attitude, depuis sa nomination à la tête de ce département.
Il lui reproche « de n’avoir jamais pris contact avec le bureau du CNJ qu’il a trouvé en place, contrairement à tous ses prédécesseurs ».

Aussi, il « lui soupçonne de soutenir l’autre clan qui veut le maintien de certaines personnes ayant dépassé l’âge normalement requis (18 à 35 ans) pour être membres du CNJ-Mali ».
Kalilou Thera, membre du bureau, s’est aussi exprimé sur le point de discorde entre les deux clans.

« Ceux qui prétendent passer par une conférence sont ceux qui ne sont normalement plus éligibles au CNJ dans leurs bases. Donc, si on passe par la conférence, on va tout simplement remembrer le bureau et ils resteront membres souvent sans être reconnus par les jeunes de leurs régions ou communes respectives », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « C’est pour que les jeunes actifs puissent avoir les place dans la faitière, que le président sortant Habib Dakouo, non candidat à sa propre succession, a manifesté sa volonté d’organiser un congrès qui vise à renouveler toutes les instances de l’association au niveau communal jusqu’au niveau national.

Alors, sachant bien que ce congrès ne va plus permettre à certains d’être membre, voilà pourquoi, ils essayent d’organiser une conférence dont la date est fixée pour le 9 septembre prochain au Centre de formation des collectivités sur la route de Kati. Dans cette affaire, seule une force extérieure peut mettre fin à cette situation qui ne servira qu’à diviser une fois de plus la plus grande association de jeunes au Mali ».
Par ailleurs, dira-t-il : « En tout état de cause, le ministre de la Jeunesse a le choix de sursoir à cette conférence et demander aux deux camps d’aller aux congres s’il veut réellement que le CNJ soit une force nationale de la jeunesse au lieu d’être une force pour un clan ».

A défaut, l’implication du président de la transition, le colonel Assimi Goita, est souhaitée. Surtout si l’on sait que ce dernier a déclaré dans son discours d’investiture : « Si j’échois, c’est la jeunesse malienne qui a échoué ».
D’ailleurs, il a demandé le soutien de cette jeunesse, lors d’une visite à Koulouba.

T M

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