Planification familiale au Mali : L’objectif de 30% fixé à l’horizon 2024

Le terrain municipale de Magnambougou en Commune VI a  accueilli, jeudi dernier, la cérémonie de lancement de la 18ème campagne nationale en faveur de la planification familiale couplée au dépistage du cancer du col de l’utérus et des seins avec comme thème : « La planification familiale en période de crise : solidarité aux personnes déplacées et aux victimes de violences ».

 Cette cérémonie était présidée par le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Aly Diop. Il avait à ses côtés le président de la Coalition de la société civile pour la planification familiale, Mamoutou Diabaté et du représentant par intérim du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Mali, Yves Sassenrath.

Pour l’atteinte des objectifs en matière de PF, le président de la Coalition de la société civile pour la planification familiale, Mamoutou Diabaté a fait des recommandations phares :  Procéder à la relecture de loi SR de 2002 numéro 02-044 qui n’est plus en phase avec les nouveaux défis et l’environnement socioéconomique changeant ; augmenter le montant de la ligne budgétaire allouée à la SR/PF ; revoir dans les PDSEC une ligne budgétaire pour financer les activités de planification familiale dans les communes en vue d’améliorer le bien-être des populations.

Selon le représentant par intérim de l’UNFPA au Mali, Yves Sassenrath, le rôle de la planification familiale dans la réduction de la mortalité maternelle, infantile et dans l’épanouissement de la femme et de la famille en général  n’est plus à démontrer. « Des efforts considérables ont été consentis dans la promotion de la planification mais nous restons encore un peu loin de l’objectif de 30% fixé par le plan d’action national budgétisé de PF (PANB/PF) à l’horizon 2024 et les besoins non satisfaits restent encore élevés autour de 24%. C’est pourquoi, cette campagne vise à renforcer les activités de plaidoyer, de sensibilisation et d’offres de service afin de rendre les produits contraceptifs accessibles aux utilisateurs, y compris les jeunes adolescentes, les personnes les plus démunies et celles vivant en contexte humanitaire », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général du ministère de la Santé et du Développement social, Aly Diop a salué le thème de cette année vu le nombre de personnes déplacées au Mali, qui ne cesse d’augmenter avec un besoin non satisfait élevé en services de SR. « A titre illustratif, à Bamako, les services techniques ont répertorié déjà 5 sites et 3 familles d’accueil avec un chiffre total de 801 ménages et 3 206 personnes déplacées en situation humanitaires. L’atteinte des ODD passe nécessairement par la maîtrise de la santé sexuelle et reproductive, la protection des personnes vulnérables, la disponibilité et l’accessibilité des services SR/PF », a-t-il affirmé.

Il a également rappelé les avancées significatives, qui ont été constatées entre 2012 (EDSM V) et 2018 (EDSM VI) avec un accroissement annuel de 1.2% par an du TPCM. « La santé des femmes et des enfants est une priorité pour le gouvernement. Nous nous engageons résolument vers l’atteinte des ODDS tels que édictés par les Nations unies. L’atteinte des résultats encourageants de 17% de prévalence contraceptive est le fruit d’une collaboration étroite entre mon département et ses partenaires. Malgré les efforts déployés par le gouvernement et ses partenaires, l’indice synthétique de fécondité (ISF) reste stable (6,1 en 2012 et 6,3 en 2018)», a-t-il regretté.

Dépistage du sain et du Col de l’Utérus et

A en croire Aly Diop, il a été prouvé qu’un dépistage régulier réduit le risque de cancer avancé de « 90% en moyenne chez les femmes âgées de 35 à 64 ans, ce qui explique l’intégration du dépistage dans la campagne PF pour assurer une prise en charge rapide des cas. « Au cours de cette campagne, qui durera un mois, en plus de la mobilisation sociale à travers les médias et toutes les structures de santé sur l’étendue du territoire national, les acteurs du PF offriront gratuitement des services du PF et le dépistage du cancer du col de l’utérus et des seins en stratégie fixe et gratuitement les services mobiles », a-t-il souligné.

Et d’inviter tous les acteurs à doubler d’efforts pour la nouvelle décennie afin d’atteindre moins de 244 décès maternels sur 100 mille naissances vivantes à l’horizon 2030.

Rédaction

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