Rentrée scolaire 2021-2022 : Le message de la COMADE aux autorités maliennes

A l’occasion de la rentrée des classes au titre de l’année scolaire 2021-2022, qui a débuté, hier lundi 1er novembre 2021, sur toute l’étendue du territoire malien, le président de la Coalition malienne des droits de l’enfant (COMADE), Antoine Akplogan, invite les autorités à prendre toutes les dispositions pour assurer une année scolaire normale aux enfants.
Au Mali, ces deux dernières années ont été marquées par des grèves incessantes des enseignants de l’éducation mettant souvent les élèves et leurs parents dans l’incertitude quant à la tenue des examens de fin d’année.
La semaine dernière, dans une lettre circulaire, les enseignants ont encore fait planer la menace du dépôt d’un préavis de grève si leurs doléances ne sont pas satisfaites. C’est dans ce contexte que des milliers d’élèves de l’enseignement primaire, fondamental et secondaire ont repris le chemin de l’école, hier lundi 1er novembre 2021 au titre de l’année scolaire 2021-2022.
Face à cette situation, le président de la Coalition malienne des droits de l’enfant (COMADE), Antoine Akplogan, a lancé un message aux autorités.
« Nous invitons les autorités du Mali à assurer une année scolaire normale aux enfants en créant les meilleures conditions pour qu’ils suivent leur formation scolaire sans interruption ».
Aussi, soutient-il, « Une Nation avec des enfants qui ne sont pas éduqués est une Nation dont l’avenir est compromis. Si nous voulons avoir des enfants qui auront une place à l’heure de la mondialisation, le gouvernement doit assurer leur éducation à tous les prix, car, il s’agit d’une lutte pour la survie de la Nation malienne ».

Par ailleurs, dira le président de la COMADE, le gouvernement et ses partenaires doivent soutenir toutes les initiatives communautaires, qui vont dans le sens du développement de l’éducation de base.
« L’éducation est un droit des enfants que le gouvernement a l’obligation d’assurer. Les enfants d’aujourd’hui sont les dirigeants de demain. Faisons attention à quel type d’enfants allons-nous laisser à notre pays ? », s’interroge-t-il.
Dans son message, Antoine Akplogan a salué la déclaration de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de « développer d’autres stratégies de réclamation des droits sans enfreindre au droit à une éducation de qualité pour les enfants tout en ne faisant aucune distinction de la situation sociale, de même pour les syndicats des enseignants ».

A. Diamouténé

 

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